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AMAPP des Maillotins . Joigny 89

Alain Roger à la UNE, la nôtre.................

12 Avril 2014, 14:40pm

Publié par AMAPP des Maillotins

Source : Yonne républicaine 12/04/2014 http://www.lyonne.fr/yonne/actualite/pays/tonnerrois/2014/04/12/a-jully-la-maine-alain-roger-est-engage-a-100-dans-lagriculture-biologique_1963645.html

Source : Yonne républicaine 12/04/2014 http://www.lyonne.fr/yonne/actualite/pays/tonnerrois/2014/04/12/a-jully-la-maine-alain-roger-est-engage-a-100-dans-lagriculture-biologique_1963645.html

Acteur du bio depuis dix ans, le jeune homme transforme lui-même une partie de sa production et travaille avec huit AMAP du département.

Ses lentilles vertes, ses farines de blé, de sarrasin ou de petit épeautre, gainées dans des emballages marron en papier recyclé, sont bien connues des membres des AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) de Tonnerre, d'Ancy-le-Franc, de Chablis ou encore Joigny…

Alain Roger, qui a repris en 2004 l'exploitation de ses parents à Jully-la-Maine, livre environ 80 % de sa production à une coopérative biologique voisine et écoule le reste en circuit court.

« Je transforme de plus en plus ma production depuis 2006-2007, époque où les cours des produits biologiques étaient très bas. C'est beaucoup de travail mais la rémunération est plus importante en vente directe et cela répond à une demande », explique le trentenaire.

L'exploitant a investi ces dernières années dans du matériel de nettoyage de céréales. L'opération est chronophage : « il faut au moins cinq nettoyages avant de mettre les lentilles en sac », relève Alain Roger qui produit aussi de l'huile de tournesol et utilise un moulin à meule de pierre pour ses farines. « J'ai attendu un an avant de le recevoir. Ce modèle est fabriqué artisanalement. La meule de pierre permet de laisser le germe, qui est très riche en vitamines et en minéraux, dans la farine », précise ce fervent défenseur du bio.

Le jeune agriculteur a de qui tenir : ses parents ont commencé à convertir leur exploitation, parcelle après parcelle, dès les années 80. Dans le secteur, ils faisaient figure de pionniers. « Je n'ai jamais touché à un produit phyto et je n'aurais pas repris la ferme si elle n'avait pas été biologique, déclare Alain Roger qui veille aujourd'hui sur 60 hectares de cultures 100 % bio. À partir du moment où l'on fabrique un produit chimique pour l'agriculture ou un autre domaine, on va retrouver de la pollution derrière. Le mieux est de ne pas en fabriquer. »

Pour corriger le tir quand la météo n'est pas de la partie, il ne peut compter que sur sa technicité. « Il faut s'adapter. C'est une autre façon de gérer les choses. Le tout est de réussir un bon semis. Je n'ai jamais eu de problème d'insectes ou de maladies. L'enherbement n'est pas facile à gérer. Les mauvaises herbes ne sont pas si mauvaises dans la mesure où elles contribuent à structurer le sol et à aider la vie biologique à se maintenir. Nous essayons tout de même d'en avoir le moins possible et les enlevons mécaniquement. »

Seul sur son exploitation, Alain Roger peut passer plus de 12 heures d'affilée sur sa moissonneuse-batteuse pour finir à temps ses moissons. « J'ai déjà fait des journées de 20 heures de travail, devant mon moulin le jour et la nuit dans les champs, mais ça reste exceptionnel. »

Les bonnes années, il peut produire jusqu'à cent tonnes de céréales. Mais en 2013, avec la grêle, qui a endommagé une partie de ses parcelles, les silos ont eu dû mal à se remplir. Baisse des cours ou mauvaises récoltes, Alain Roger reste philosophe. Dans l'adversité, sa passion pour le bio reste intacte.

Patricia Piquet
patricia.piquet@centrefrance.com

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